Lettre imaginée d'un soldat de la guerre de 14
En Français, des élèves de 3e ont rédigé des lettres imaginées de soldats lors de la Guerre de 14-18.
Voici la première lettre publiée:
Tout est calme. Les quelques bruits de mitrailleuses s'estompent. Nous savons que, bientôt, les obus tomberont. Mais, pour l'instant tout est paisible. Une fumée jaunâtre apparaît dans notre tranchée: du gaz. Les Allemands n'utiliseront pas les obus mais du gaz, un gaz particulièrement violent: le gaz moutarde. D'abord, cela nous irrite les yeux, ensuite la substance toxique pénètre dans nos voies respiratoires puis nous enflamme la gorge. Un bruit d'avions nous parvient. La plupart des camarades lèvent le nez, les autres agonisent par terre, trop faibles pour regarder le ciel. Un obus, deux, puis trois. Les explosions font trembler la terre, soulèvent les corps du no man's land, morts hier au combat. Des jeunes qui n'ont pas le réflexe de se coucher par terre restent accroupis, jusqu'à ce qu'un shrapnel leur parvienne, les tire de leurs rêveries. Les bombardements s'arrêtent, la fumée se dégage peu à peu; on voit au loin des hommes courir vers nous. Le commandant nous appelle: nous allons partir au front contre attaquer. Nous nous préparons. Attendons, attendons. Un coup de sifflet nous tire de notre attente. Nous grimpons le mur de terre, nous courons et courons, pour peut-être n'en revenir jamais.
Voici la première lettre publiée:
Tout est calme. Les quelques bruits de mitrailleuses s'estompent. Nous savons que, bientôt, les obus tomberont. Mais, pour l'instant tout est paisible. Une fumée jaunâtre apparaît dans notre tranchée: du gaz. Les Allemands n'utiliseront pas les obus mais du gaz, un gaz particulièrement violent: le gaz moutarde. D'abord, cela nous irrite les yeux, ensuite la substance toxique pénètre dans nos voies respiratoires puis nous enflamme la gorge. Un bruit d'avions nous parvient. La plupart des camarades lèvent le nez, les autres agonisent par terre, trop faibles pour regarder le ciel. Un obus, deux, puis trois. Les explosions font trembler la terre, soulèvent les corps du no man's land, morts hier au combat. Des jeunes qui n'ont pas le réflexe de se coucher par terre restent accroupis, jusqu'à ce qu'un shrapnel leur parvienne, les tire de leurs rêveries. Les bombardements s'arrêtent, la fumée se dégage peu à peu; on voit au loin des hommes courir vers nous. Le commandant nous appelle: nous allons partir au front contre attaquer. Nous nous préparons. Attendons, attendons. Un coup de sifflet nous tire de notre attente. Nous grimpons le mur de terre, nous courons et courons, pour peut-être n'en revenir jamais.
A.D. 3e
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